dimanche 19 avril 2026
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Procès Sankara: La défense demande une liberté provisoire des accusés, la partie civile dit non

Le procès Thomas Sankara renvoyé à demain 26 octobre 2021 dans la matinée. Le juge veut prendre le temps pour trancher sur la libération provisoire des accusés. En effet au cours de la dernière étape de l’audience de ce 25 octobre 2021,  lecture du dossier a été faite par le greffe. S’en ait suivi la demande de libération provisoire des accusés par la défense.

 Évoquant des raisons d’âge, de maladie et de commodité de la Maison d’arrêt et de correction des Armées (MACA) pour certains de leurs clients malades, les avocats de la défense ont demandé une libération de leurs clients pour la durée du procès. Ils ont assuré au tribunal que leurs clients, s’ils venaient à obtenir ces libérations, n’entendent pas se dérober à la juridiction.

Le procureur prenant la parole n’a pas trouvé d’inconvénient à ce que le juge accorde à la défense la libération provisoire de leurs clients ce d’autant plus que la loi leur permet de demander la libération provisoire de leurs clients.

Cependant pour la partie civile cela ne doit pas se faire. « Les peines encourues sont très lourde, rien ne nous garantit qu’à un certain moment, ils (les accusés) ne vont pas tenter de fuir. C’est humain et ça se comprend. La preuve deux des accusés (Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando) ne sont pas là », opine Me Prosper Farama. Il demande d’ailleurs à la défense de donner des éléments probants qui donnent la garantie que leurs clients, si toute fois le juge leur accorde la liberté provisoire vont revenir régulièrement pour le jugement.

 Il s’est montré contre l’argumentaire de certains avocats de la défense qui évoquent des raisons d’âge avancé de leurs clients; des raisons selon lesquelles, certains ont une famille nombreuse dont ils veulent aller s’en occuper et des raisons de santé pour demander la libération de leurs clients.

« Pour les accusés qui veulent aller s’occuper de leurs familles, nos parents qui ont été sauvagement assassinés auraient voulu être là pour s’occuper également de leur famille. Dire que la prison n’est pas commode, le cimetière l’est encore moins », a rappelé pour conclure Me Farama, aux arguments de la défense qui veut obtenir du juge la liberté provisoire pour leurs clients.

Le juge pour décider de tout cela a suspendu l’audience et a promis trancher demain soir à la suite du procès.

Hamadou Ouédraogo

Minute.bf

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