Propos de Simon Compaoré : L’Opposition réagit

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En conférence de presse le mardi 16 avril 2019, l’opposition politique burkinabè a réagi à la déclaration faite par Simon Compaoré le jeudi 10 avril dernier au cours de la conférence de presse du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Laquelle déclaration a été qualifiée d’ « hypocrite et tendancieuse » par l’opposition.

Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre hebdomadaire au sein du Chef de file de l’opposition (CFOP) du Burkina Faso, organisée par Alphonse-Marie Ouédraogo, président de l’URD/MS et Yumanli Lompo, président du PNDS.

Les conférenciers du jour ont réclamé justice pour les victimes de YIRGOU. Ce rappel sera fait à chaque conférence hebdomadaire du CFOP jusqu’à ce qu’il y ait justice pour les victimes des violences communautaires qu’a connues le Burkina Faso, à en croire le CFOP.

Concernant la réaction du MPP face à la crise qui secoue  le Ministère de l’économie, des Finances et du développement (MINEFID), l’opposition marque son étonnement. En effet le Président Rock Marc Christian KABORE, en tant qu’ancien ministre des Finances, est aussi comptable de la situation actuelle, selon l’opposition qui a souhaité que « le MPP nous trouve donc des solutions à temps, et qu’il arrête de condamner et de pleurnicher ».

Aussi, faut-il le rappeler, le jeudi dernier, le président par intérim du parti au pouvoir, Simon Compaoré « s’est attaqué » aux Organisations Non Gouvernementales (ONG) en déclarant que : « si le Burkina est devenu invivable, il faut partir », en réaction à la déclaration desdites ONG dans laquelle elles s’inquiétaient de la crise sécuritaire et humanitaire au Burkina. L’Opposition dit se démarquer clairement de « ces propos irresponsables ». « Par ailleurs, le CFOP demandera à rencontrer ces ONG pour les encourager à poursuivre leurs actions humanitaires auprès des Burkinabè victimes de l’insécurité, mais aussi pour les écouter et mieux comprendre leurs préoccupations », a confié Alphonse-Marie Ouédraogo.

« L’exemple doit venir d’en haut… »

Lors du Conseil des ministres du vendredi 12 avril 2019, le gouvernement Burkinabè a annoncé une opération de contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires en activités, pour mai 2019. L’opposition politique dit être attachée à la transparence dans le recrutement et la gestion des carrières des fonctionnaires. Pour elle, « cette opération d’authentification est en principe une bonne initiative, pourvu qu’elle ne soit pas transformée en un instrument de répression  de certains groupes de fonctionnaires ».

En plus, l’Opposition estime que l’exemple doit venir d’en haut, c’est-à-dire des membres du Gouvernement et des Présidents d’institutions. « Ces personnalités doivent être les premiers à déclarer au peuple, par le canal de la presse et sur l’honneur, les types de diplômes qu’ils ont obtenus avec précision des écoles ou universités qui les ont délivrés, ainsi que les dates, les numéros  de références et les mentions », a souligné M. Ouédraogo qui pense que « nos hautes autorités doivent se plier à cet exercice pour se montrer eux même irréprochable aux yeux du peuple ».

Chrystelle Mankoudougou (Stagiaire)

Minute.bf

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