Propos du général français : « C’est une insulte à notre peuple, à notre intelligence… » (Simon Compaoré)

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A la conférence de presse de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle, le président par intérim du parti au pouvoir, Simon Compaoré a réagi avec véhémence aux propos tenus par le chef d’État-major des armées, le général François Lecointre sur sa vision de l’aide militaire française aux pays du Sahel. Simon Compaoré a fait savoir que quelle que soit la situation que traverseront les pays du sahel, ils ne disparaitront jamais. L’ancien ministre burkinabè de la sécurité intérieure n’a pas mâché ses mots.

« Si on n’est pas là, si on part demain et si avec les Européens qui nous accompagnent dans la gestion de cette crise très grave nous n’agissons pas, ces pays s’effondreront sur eux-mêmes » avait soutenu le général François Lecointre à son passage sur l’émission « La Matinale » de la chaîne d’information CNEWS animée par Jean-Pierre Elkabbach le 11 juillet dernier. Des propos qui révoltent Simon Compaoré, ancien ministre de la sécurité intérieure burkinabè. « Je dis que c’est faux. Nous avons des problèmes, peut-être que nous en aurons d’autres, la situation peut devenir beaucoup plus intense mais nous ne disparaitrons pas. Ce n’est pas vrai ! », a-t-il répliqué.

« Le Burkina Faso existe depuis. Les autres pays aussi. (…) Comme il a parlé nous sommes obligés de réagir. Ce n’est pas bon. Si c’était avant 1960 qu’il avait tenu ces propos, on pouvait comprendre. Aujourd’hui nous sommes en 2019 et nous avons acquis notre indépendance politique depuis 1960 et il n’est pas bon qu’on nous traite de cette façon. », assène M. Compaoré.

« Nous ne fabriquons d’armes… »

Intervenant sur la question de la lutte contre le terrorisme à laquelle le Burkina Faso est confronté depuis quelques années, Simon Compaoré, prenant le général Lecointre au mot, a estimé que ses affirmations sont « une insulte à notre peuple, à notre intelligence parce que nous n’avons jamais demandé qu’on vienne nous déverser des militaires, des gendarmes, des policiers ici sous prétexte que nous sommes à cour de bras pour combattre ». Il affirme que le Burkina Faso n’a que des « problèmes de manque de moyens ».

« Nous ne fabriquons pas d’armes, nous ne fabriquons pas des véhicules qui peuvent résister aux mines, nous ne fabriquons pas les mines. Tout cela vient de l’autre côté. Nous avons besoins d’armement d’autant plus que ceux qui nous attaquent ont ces moyens et ces moyens sont fabriqués de l’autre côté. Au moins, qu’on nous mette à pied d’égalité pour voir notre degré de patriotisme, notre combativité et on verra. Si nous avions les mêmes bombes, les mêmes avions, les mêmes armes perfectionnées et les mêmes viseurs, les mêmes radars, les mêmes drones, tout cela nous ne les fabriquons pas et c’est ce qui nous manque. C’est aussi ça qui fait la différence, sinon, nous avons des hommes et nos parents ont même combattu chez eux », a soutenu Simon Compaoré qui pense que quelle que soit notre puissance aujourd’hui, nous aurons toujours besoin de l’autre pour avancer. « L’Europe ou la France a eu besoin de nous à un certain moment. La sagesse commande que nous ayons les pieds sur terre », fustige-t-il.

L’ancien ministre d’Etat, dans cette lutte contre le terrorisme, pense que la solution doit venir des Burkinabè et non de l’extérieur. « Les Blancs ne vont pas venir mourir ici pour nous et nous allons rester là les bras croisés sous prétexte qu’il y a des gens qui combattront à notre place. Nous sommes les artisans de notre propre victoire ou de notre propre défaite. Il faut savoir compter sur ses propres forces d’abord. Mais on ne refuse pas l’ajout qui vient de l’extérieur », a-t-il conclu.

Armand Kinda

Minute.bf

7 COMMENTAIRES

  1. Cette fois ci le vieux a entièrement raison. Nous n’avons pas besoin d’hommes blancs pour gagner cette guerre… Les armes nous suffisent

  2. Bien parlé Simon ! Je ne sais pas si à la place de Simon je n’allais pas mettre à nu l’idiotie de certains représentants de leurs pays tel que cet ambassadeur et général .

  3. Bravos compaoré Cimon
    La vérité rougis les si eux m’ait sen les crevé
    Nôus dormons avec les ennemis qui combat aujourd’hui on comprante pas nôtre armé et vs les têtes du pays ou vs appelée des volonté ce qui veux combattre ses frères ennemis ou ce qui on soifs du pouvoirs de nous laissé en paix penché au vieux et des vieille et vaux futurs enfants .

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