Putsch manqué : Plus de 900 millions de CFA en dédommagement pour les parties civiles

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Les accusés au procès du putsch manqué de septembre 2015

Les accusés dans le dossier du putsch de septembre 2015 devront payer la somme de 47 279 507 F CFA aux parties civiles à titre de dommages et intérêts. La décision est tombée le lundi 13 janvier 2020 au tribunal militaire de Ouagadougou et a été rapportée par nos confrères du journal Lefaso.net.

En effet, la somme de 369 500 000 F CFA devra être versée aux ayants droits des 15 personnes décédées. Aussi, au titre du paiement des dommages et intérêts aux personnes blessées et celles ayant eu des biens détruits lors des évènements de septembre 2015, la somme de  573 779 507 F CFA sera versée. Cette somme est répartie comme suit :

– 235 816 000 F CFA pour préjudice moral pour coups et blessures volontaires et dégradations de biens : pretium doloris et préjudice esthétique.

– 13 633 085 F CFA pour préjudice matériel pour coups et blessures volontaires : frais médicaux et perte de revenus

– 324 330 410 F CFA pour préjudice matériel pour dégradation de biens.

– 129 702 189 FCFA pour les ayants droits de feu Salifou Diallo.

Serge Martin Bambara dit Smokey, lui, devrait recevoir la somme de 68 727 570 pour la destruction du studio Abazon pendant les événements de septembre 2015.

L’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida et plusieurs de ses ministres (Augustin Loada, Bessolé René Bagoro, Salif Dembélé, Jean Gustave Sanon, Nébila Amadou Yaro, etc), eux ne recevront chacun que « un franc symbolique ».

Les radios Savane FM et Oméga FM devront recevoir respectivement 32 099 271 F CFA et 18 485 000 F CFA.

Même si la responsabilité civile de l’Etat a été écartée par le tribunal, il convient de noter que l’Etat et 41 autres personnes ont été déboutés de leur demande de dommages et intérêts qui s’élevaient à plus d’un milliard de F CFA en ce qui concerne particulièrement l’Etat. 

Malgré ces compensations financières, Me Prosper Farama, avocat des parties civiles a fait savoir: « pour un parent qui perd son père, sa femme, son enfant, quel que soit le montant qu’on lui alloue, ça ne sera jamais une compensation suffisante pour apaiser son cœur ».

Il a cependant regretté l’irrecevabilité de l’appel en garantie de l’Etat. Pour lui, cela expose les victimes à des difficultés de se voir payer les montants de cette condamnation.

Source : Lefaso.net

Minute.bf

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