Santé animale : Le Burkina veut clarifier sa position sur les nouvelles normes de l’OIE

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Sous l’égide de la Direction générale des Services vétérinaires du Burkina Faso (DGSV), se tient un atelier de 72 heures, du mardi 29 juin au jeudi 1er juillet 2021, qui va permettre de définir la position burkinabè par rapport aux normes que propose, chaque année, l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE). Il s’agit, selon le Directeur général (DG) des Services vétérinaires, Dr. Adama Maïga, de permettre aux différents acteurs du domaine d’apprécier si ces normes sont « contraignantes » au point d’impacter les importations comme les exportations d’animaux au Burkina pour, au besoin, faire des observations en vue de l’Assemblée générale à venir des délégués de l’OIE.

Chaque année, en fonction des avancées scientifiques, l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE) élabore de nouvelles normes, qu’elles envoient aux pays où chaque délégué a 60 jours pour faire des amendements. Ces normes concernent notamment, le bien-être animal, la peste bovine, la reconnaissance des statuts des pays indemnes… En effet, « on envoie ces normes aux différents pays pour qu’ils essaient de les lire, comprendre et voir, si avec les avancées scientifiques, ces normes leur permettent de continuer de toujours faire les importations et les exportations, ou si elles sont devenues plus contraignantes », explique Dr. Adama Maïga, le DG des Services vétérinaires. A l’en croire, cette marge est accordée aux pays parce qu’« une fois adoptées, ces normes s’imposent à eux ».

Dr. Adama Maïga a donné le top départ des travaux pour définir la position du Burkina sur les nomes de l’OIE

Ainsi, en vue de donner la « position commune du Burkina Faso », la DGSV a jugé bon de mettre à contribution les différents acteurs du domaine, en les invitant à un atelier de réflexion de 72h durant. Ce sont, les interprofessions à travers les importateurs et exportateurs d’animaux, la recherche avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles du Burkina Faso (INERA), les laboratoires chargés de faire les analyses, de l’ordre des vétérinaires, de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et des acteurs du Ministère des Ressources animales et halieutiques.

Concrètement, le DG des Services vétérinaires a invité les participants à apprécier les normes définies par l’OIE selon les intérêts que peut tirer le Burkina Faso. « Si nous constatons que les normes ne sont pas contraignantes pour nous permettre d’être en bonne compétitivité, nous l’adoptons », a signifié Adama Maïga. Dans le cas contraire, poursuit-il, « si nous trouvons qu’elles (les normes) ne permettent pas au Burkina d’être compétitif au niveau international, nous allons souhaiter qu’il y ait des modifications, des apports ».

Les participants invités à passer en revue les normes de l’OIE pour d’éventuels amendements

Mais, comme « il ne suffit pas de dire que ces normes sont contraignantes, il faut avoir des preuves scientifiques » et surtout « proposer quelque chose qui a une base scientifique en retour », précise Adama Maïga qui a invité les participants, durant les 3 jours de travaux, à « passer en revue  les modifications » pour « définir la position du Burkina Faso ». 

Enfin, passée cette étape,  le Dr. Maïga a fait noter que le Burkina Faso donnera sa voix qui, associée à celles des autres pays africains, constituera la « position commune de l’Afrique ». L’Afrique ira ainsi défendre sa position commune à l’Assemblée générale de l’OIE contre les 4 autres régions du monde dont l’Asie, le Moyen-Orient, l’Europe, l’Amérique.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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