Tchad: L’Armée refuse les négociations proposées par les rebelles

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Le Conseil militaire de la Transition (CMT) mis en place depuis le décès d’Idriss Déby Itno, Maréchal du Tchad, dans une déclaration, a refusé ce samedi 25 avril 2021, de négocier avec les rebelles qu’il qualifie de « hors-la-loi ». Il n’y aura donc pas de dialogue entre les deux parties, alors que, dans une déclaration rendue publique, les rebelles avaient décidé d’aller au « Cessez-le-feu », posant comme condition le dialogue.

Dans le même communiqué, le Conseil militaire de transition a confié qu’après les violents combats ayant opposé les 18 et 19 avril 2021, dans la province du Kanem à 120 kilomètres environ au nord-Est de Nokou, l’armée nationale tchadienne à une colonne de mercenaires venue de Libye, « quelques véhicules de fuyards se sont échappés de la zone de combat en direction de la frontière du Niger ».

Ainsi, toujours selon le communiqué du CMT, les Forces de Défense et de Sécurité lancées à leur trousse et appuyées par l’armée de l’air, ont localisé l’ennemi éparpillé en petits groupes en train de se regrouper en territoire nigérien entre Bourki, Gninguibi et la frontière avec le Tchad. « Ces fuyards avec à leur tête leur chef Mahadi Ali Mahamat recherché pour crime de guerre par le procureur général de Tripoli et dont les avoirs sont gelés pour financement de terrorisme, se ravitaillent dans leur retranchement en logistique notamment en carburant. Ils tentent d’appeler à leur rescousse pour les appuyer dans leur opération criminelle plusieurs groupes de djihadistes et de trafiquants ayant servi comme des mercenaires en Libye, afin d’attaquer et de déstabiliser le Tchad », a détaillé le communiqué publié sous forme de Podcast audio, sur Tchad Info.

Partant de ce constat et en vertu des différents accords qui lient le Tchad au Niger, le CMT en appel à la coopération et à la solidarité du Niger en vue de « faciliter la capture et la mise à disposition de la justice de ces criminels de guerre responsables de la mort de plusieurs dizaines de soldats tchadiens dont le premier d’entre eux, le maréchal du Tchad reposant désormais sur son territoire ».

« Devant cette situation mettant en péril le Tchad et la stabilité de toute la sous-région, l’heure n’est ni à la méditation ni à la négociation avec des hors-la-loi », insiste le communiqué. Le CMT invite les pays membres du G5 Sahel à « plus de solidarité, de coordination et de mutualisation des efforts en vue de mettre hors d’état de nuire ceux qui ont désormais assassiné le maréchal du Tchad et attenté à la sécurité ainsi qu’à celle de l’ensemble du sahel. »

Minute.bf

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