Tabagisme : Environ 37 748 personnes décédées en 2018 en Afrique

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Le tabagisme continue de faire des ravages et les associations de lutte contre ce fléau s’activent autant que possible pour mettre fin à ces décès que l’on pourrait éviter s’il y avait une prise de conscience générale. C’est dans cette dynamique de sensibilisation à la prise de conscience que l’association Afrique contre le Tabac (ACONTA) avec ses associations sœurs, en marge de la journée mondiale sans tabac qui se célèbre chaque 31 mai, ont rencontré la presse ce vendredi pour donner les dernières actualités de la lutte anti-tabac au Burkina Faso.

« Nous luttons contre le tabac, nous ne luttons pas contre le fumeur », a voulu d’entrée de jeu préciser Salif Nikiéma, coordonnateur d’Afrique contre le tabac (ACONTA). Les organisations de la société civile de lutte contre le tabac notamment le Réseau des journalistes anti-tabac du Burkina Faso, la ligue des consommateurs du Burkina Faso et l’Afrique contre le tabac étaient face à  la presse ce vendredi 31 mai 2019 à Ouagadougou dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale sans tabac.

Cette année, le thème retenu pour la célébration de cette journée est : « Tabac et santé pulmonaire». A travers ce thème qui est interpellateur sur la préservation de la santé des populations, les associations de lutte contre le tabac ont saisi l’occasion, au cours de cette conférence, pour attirer l’attention des populations sur les risques et les dangers liés à la consommation du tabac.

« Les conséquences du tabagisme sont à tous les niveaux mais pas seulement sur les poumons, c’est-à-dire, de la tête jusqu’aux orteils toutes les parties du corps sont exposées », a expliqué le coordonnateur d’ACONTA. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 165 000 enfants de moins de cinq ans (5 ans) meurent par an à cause d’infections des voies respiratoires inférieures dues au tabagisme passif. Au Burkina Faso, l’on enregistre 4 800 décès par an « soit plus que le paludisme », à en croire M. Nikiéma. En 2018, ce sont environ 37 748 personnes qui sont décédées des suites d’un cancer de poumon en Afrique.

Lire aussi: Tabagisme : 5000 décès par an en Côte d’Ivoire contre 4 800 au Burkina Faso

Un bilan très alarmant qui, selon les conférenciers, justifie le choix du thème de cette année. Ainsi, dans cette perspective de lutte contre ce fléau, ils entendent passer par la sensibilisation des populations, « des fumeurs pères et mères à ne pas exposer leurs enfants », mais aussi rappeler aux fumeurs que l’exposition à la fumée du tabac est source de maladie et que chacun doit jouer un rôle de  responsabilité pour ne pas exposer des personnes non-fumeurs à la fumée du tabac.

« Dans les lieux publics de notre pays il est interdit de fumer mais cette mesure n’est pas fortement respectée », a regretté Salif Nikiéma, appréciant le travail abattu par la police nationale à travers les sensibilisations qu’elle mène sur le terrain pour faire respecter cette mesure. « Nous luttons contre le tabac, nous ne luttons pas contre le fumeur. Notre vision est de pousser le fumeur à abandonner cette pratique qui détruit sa santé et épuise inutilement ses ressources financières », a-t-il soutenu.

A l’occasion de cette commémoration, plusieurs activités seront initiées par les organisations de lutte contre le tabac. Il y aura des sorties de sensibilisation, de contrôle et de répression, des consultations gratuites pour ceux qui désirent arrêter de fumer, des interviews, des émissions radios et télé pour faire barrière au tabagisme.

Elisée TAO (Stagiaire)

Minute.bf

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